Crise politique en RD Congo : le Washington Post appelle Donald Trump à réagir


Le président américain Donald Trump peut-il rester muet dans la crise politique qui secoue la République démocratique du Congo ? De l’avis du Washington Post, non. Selon le journal, le président américain devrait hausser le ton face à “l’intransigeance” de Joseph Kabila qui tarde à avaliser l’accord de paix conclu le 31 décembre 2016 sous la médiation de l‘Église catholique congolaise.

Dans un éditorial publié, ce dimanche 12 mars sur son site internet, le Washington Post met le président américain devant le risque d’une nouvelle effusion de sang qui menace la RD Congo alors que l’accord de la Saint-Sylvestre semble au point mort. Mais également devant les réponses “superficielles” de son administration face aux violations des droits de l’homme dont sont accusées les forces armées congolaises.

Une référence faite au massacre dans la province du Kasaï qui a fait jusqu‘à 101 morts selon l’ONU et imputé à l’armée congolaise.

Le Washington Post qui dénonce le “manque d’intérêt pour la promotion des droits de l’homme en RDC et en Afrique en général”, appelle le gouvernement américain à se joindre à l’Union européenne qui a menacé de sanctions les responsables congolais. Une action déjà entreprise sous l’administration Obama qui a fait “pression sur le régime de Kabila, punissant certains de ses principaux dirigeants pour avoir participé à des violations des droits humains”, rappelle le canard.

“L’administration (Trump, Ndlr) devrait agir rapidement pour montrer sa volonté de se joindre à la nouvelle de sanctions de l’Union européenne. L’intransigeance de M. Kabila risque de déboucher sur une autre effusion de sang en Afrique centrale – quelque chose que même le président d’une Amérique d’abord (en anglais America First, l’un des slogans de Donald Trump, Ndlr)” devrait vouloir arrêter”, conclus l‘édito.

Si l’opposition congolaise dénonce des manœuvres dilatoires du camp Kabila de se soustraire à l’application de l’accord du 31 décembre en nommant par exemple un Premier ministre issu du Rassemblement (principale coalition de l’opposant), certains événements ont également participé à ce statut quo.

C’est du reste le cas du décès le 1er février d’Etienne Tshisekedi, opposant historique, dont l’organisation des obsèques reste un point de divergence entre opposition et pouvoir et par ricochet, un blocage dans l’avancée des pourparlers.

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